25 octobre 2019 : Franco, de la Valle de los Caídos au cimetière de Mingorrubio.

Depuis déjà plusieurs années, l’Espagne savait que Franco (1892-1975) ne passerait pas l’éternité dans la froideur monumentale de son sépulcre de la Valle de los Caídos, une basilique creusée dans la montagne, non loin de San Lorenzo de El Escorial, où furent inhumés près de trente-cinq mille combattants de la guerre civile (nationalistes mais aussi républicains pourvu qu’ils fussent catholiques) et surmontée d’une croix dont les 150 mètres en font la plus haute du monde.



Le transfert (par hélicoptère) de sa dépouille vers le cimetière de Mingorrubio eut finalement lieu le jeudi 24 octobre 2019, l’endroit demeurant évidemment inaccessible au public toute la journée.

Dès le lendemain matin, j’étais (sans aucune affinité politique, dois-je le préciser ?) sur place où policiers et journalistes donnaient à ce cimetière madrilène excentré et qui est un important lieu de sépulture franquiste (on y voit les tombes des présidents du gouvernement Luis Carrero Blanco et Carlos Arias Navarro) une agitation que je ne lui avais pas connue lors de ma précédente visite (j’y étais venu il y a quelques années afin de retrouver la nouvelle tombe du dictateur dominicain Trujillo, d’abord inhumé au Père-Lachaise).

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J’y fus autorisé à prendre des photos de la grande chapelle (où reposait déjà sa veuve) mais à condition de rester à distance. Les voici.

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On notera la modestie des hommages rendus la veille : sept bouquets ou compositions florales en tout et pour tout. Et guère davantage devant la grille du cimetière.

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