31 octobre 2019 : Hokusai, si bien planqué à Tokyo.

259è anniversaire approximatif (la date exacte est en réalité inconnue) de la naissance d’Hokusai, inhumé à Tokyo.

Une des tombes les plus difficiles à trouver dont je me souvienne...

Ses premiers pas tokyoïtes enseignent au visiteur que les rues de la mégalopole sont dépourvues de noms ! Il m’a donc fallu quelque abnégation pour dénicher, en dehors des parcours touristiques, cet enclos minuscule où repose un des plus grands artistes japonais de tous les temps...

Dans le quartier d’Asakusa, une rue semblable à tant d’autres où se remarquerait à peine, car son architecture est moderne et sa situation en retrait, le temple Seikyouji si un panneau en japonais et en anglais n’y signalait la tombe du célèbre peintre, dessinateur et graveur HOKUSAI (1760-1849).

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Le buste en bronze du vieux maître accueille le visiteur, coincé entre trois pots de plantes vertes et une poubelle. Néanmoins, ne pas croire qu’il s’agisse de sa sépulture. Celle-ci est bien dérobée aux regards...

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Il faut prêter attention au bâtiment de droite, visiblement à usage d’habitation, et emprunter l’étroit passage coudé qui en fait le tour pour parvenir à un incroyable petit cimetière (la ville en regorge mais celui-ci est un des plus exigus), coincé au milieu des immeubles et totalement invisible depuis la rue !

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Enfin, débusquer l’édicule somme toute modeste abritant les cendres de celui qu’on surnommait le "Fou de dessin" (sa longévité lui permit de laisser 30000 oeuvres) dont les dates exactes de naissance et de décès sont inconnues (probablement né en octobre 1760 et mort en avril ou mai 1849) et dont le travail influença de façon majeure les peintres impressionnistes.


Les Parisiens ont la chance de pouvoir admirer son Autoportrait (ci-dessous) au musée du Louvre


et un exemplaire de sa si fameuse estampe La Grande Vague de Kanagawa (1831), chef-d’oeuvre de la série Trente-six vues du mont Fuji, au musée Guimet.


Peu de monuments funéraires de grands artistes sont aussi discrets et il ne m’a pas semblé qu’on s’y pressait...

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Étrange impression de regagner ensuite le tumulte de la ville en méditant son épitaphe poétique : Oh ! La liberté, la belle liberté, quand on va aux champs d’été pour y laisser son corps périssable !