1er août 2012 : Qui aura le dernier mot ?

Un livre sur les épitaphes pour mieux préparer la sienne.

Les plus belles trouvailles se font souvent par hasard. Aujourd’hui, 1er août, entre deux conférences et trois cimetières, parmi tout un lot de livres d’occasion, j’ai déniché le réjouissant recueil Florilège d’épitaphes que Roger Rautureau signa en 1990, aux éditions du Cercle d’or des Sables d’Olonne. Inutile de dire qu’il s’agit d’une rareté. Un opus bref (une centaine de pages) mais dont chaque ligne est instructive rappelant la sagesse des Grecs et des Latins, l’esprit des grands auteurs et la malice des princes de l’humour.

Outre les grands classiques (le Non fui, fui, non sum, non curo d’Ovide : Je n’étais rien, je fus, je ne suis plus rien, qu’importe ; le Laissez-moi dormir, j’étais fait pour ça de Francis Blanche), on y trouve, bien sûr, matière à réflexion et aussi des inédits. Ainsi, j’ignorais cette épitaphe gravée dans un cimetière de Belgrade et dont l’auteur assure l’authenticité :

Ici repose Madame ...
Femme du marbrier bien connu
Ce monument a été exécuté par son mari
En hommage à sa mémoire
Et à titre d’échantillon
Une pierre tombale identique
Ne coûte que 50000 dinars