12 août 2012 : Au-delà de la gloire.

Centenaire de la naissance de Samuel Fuller. Clôture des Jeux olympiques de Londres.

Je me rends compte ce soir, jour du centenaire de sa naissance, que j’ignore où repose le cinéaste américain Samuel Fuller (mort en 1997), le réalisateur d’Au-delà de la gloire, celui-là même qui comparait un film à un champ de bataille et que j’avais croisé lors d’une commémoration du Débarquement de Normandie (1987 ?) dont il avait été un des protagonistes. Ainsi m’échappera-t-il toujours quelque chose dans cette fréquentation des cimetières qui m’enseigne au moins autant à goûter le prix d’une trouvaille qu’à m’accommoder d’un renoncement, même provisoire.
Etonnant Samuel Fuller qui était passé devant la caméra de Gérard Courant pour un Cinématon, un de ces portraits-vérité dont j’ai déjà ici fait l’éloge où la personne filmée en gros plan pendant trois minutes et vingt secondes jouit d’une liberté absolue qu’il lui appartient d’apprivoiser.

http://www.youtube.com/watch?v=NKO9...

Hormis cet anniversaire, et parce qu’"au-delà de la gloire" est une expression qui sied à sa figure, un salut au baron Pierre de Coubertin, au moment même où s’éteint le feu de la vasque olympique. Le rénovateur des Jeux (Yves-Pierre Boulongne lui a consacré un livre aussi intéressant qu’introuvable : La Vie et l’oeuvre pédagogique de Pierre de Coubertin 1863-1937, éditions Leméac, 1975) dort à Lausanne, dans la plus belle enclave du cimetière du Bois-de-Vaux, avec Coco Chanel et une petite fontaine pour proches voisines, sous une stèle ornée des cinq anneaux. Juste au-dessus de la place centrale sur laquelle débouche l’avenue de l’entrée (ceci pour ceux qui aimeraient s’y rendre et qui considèrent que l’important, c’est de partir situé.)