27 août 2012 : Louanges à l’argentier.

175è anniversaire de la mort du baron Louis.

Lundi de rentrée où radios et télévisions convient les politiques après plusieurs semaines de parenthèse. La question dite du pouvoir d’achat revient en boucle et chacun d’attendre les arbitrages du nouveau ministre des Finances. Intéressons-nous ce soir à l’un de ses lointains prédécesseurs, le baron Louis, qui occupa cinq fois la fonction entre 1814 et 1832, et mourut il y a 175 ans, le 26 août 1837 à onze heures du soir (plusieurs sources donnent le 27 août comme date de décès).

Ce type même du grand argentier, né en 1755 à Toul, fut porté en terre à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), dans un enclos privé du cimetière communal. Son épitaphe apprend, ou rappelle, qu’il était né Joseph Dominique Louis, et qu’il fut successivement Conseiller-clerc au Parlement de Paris sous Louis XVI, administrateur du Trésor et conseiller d’Etat sous Napoléon, ministre des Finances sous Louis XVIII et sous Louis-Philippe, Pair de France, Grand Cordon de la Légion d’Honneur...

L’autre face du monument enseigne que Cinq fois il fut appelé à diriger les finances de l’Etat, et dans les circonstances les plus difficiles au milieu des dissensions sociales. Il n’eut en vue que le salut et la prospérité de la France. Sa vie entière fut consacrée à son pays.

Le troisième côté du tombeau recueille l’hommage de ses neveux : Il fut l’appui de notre enfance et de notre vie d’homme. Notre voeu le plus cher est de l’entourer aussi dans cette dernière demeure.

Quant à sa nièce, elle choisit de faire graver un long texte en latin dont j’emprunte la traduction à la biographie signée par Yves Guéna (Le Baron Louis 1755-1837, Perrin, 1999) : La fidélité jamais corrompue, la vérité toute nue ; quand retrouveront-elles un homme tel que lui ? Pour tous les hommes de bien , il est mort digne d’être pleuré, mais il en est plus digne pour moi que pour quiconque. Il nous a laissé l’héritage d’une douleur éternelle.
Celle qui avait consacré sa vie à son oncle pendant son grand âge.

Puissent ces fortes et hautes paroles inspirer nos gouvernants.