Uzès, cimetière protestant.

Au bord d’une route très fréquentée, l’endroit n’a pas le cachet envoûtant du cimetière protestant de Nîmes mais recèle sous ses grands arbres de vieilles pierres et de sobres inscriptions parfois menacées de reprise. Il semble urgent d’en goûter le charme.

JPEG - 2.2 Mo


Georges Borias (1908-1988), professeur de dessin au lycée de la ville, il rassembla les collections aujourd’hui visibles dans le musée qui porte son nom.
Pierre Bouyard (1926-1990), professeur à la Faculté de Médecine.
Hagop Boyadjian (1869-1961), révérend père de l’Eglise arménienne.
Sur la tombe d’Albert Courbier, (1869-1924), une plaque offerte par son filleul serbe le qualifie de Grand ami de Serbie.
Emile Genoyer (1877-1946), consul général de France et son épouse, Marguerite Peltzer-Genoyer (1897-1991), sculpteur.
La tombe des grands-parents d’André Gide (inhumé lui à Cuverville, en Seine-Maritime, ses ascendants maternels étant normands) se trouve contre le mur de droite. Ces trois dalles alignées sous les arbres ont défrayé la chronique lorsque les édiles locaux ont décrété leur reprise. Il n’est désormais plus question de réattribuer ces terrains. En revanche, nombre de concessions échues portent l’écriteau annonçant qu’elles sont en sursis. Le terrain manque cruellement et le site risque de changer d’aspect dans les décennies qui viennent.

JPEG - 2.2 Mo


Jean Joseph Theophile Etienne Gide, mort en 1857, à 81 ans.
Tancrède Gide (1800-1867), président du tribunal d’Uzès pendant 29 années, grand-père d’André Gide.
Clémence Granier (1802-1894), épouse de Tancrède Gide.

JPEG - 2.2 Mo


Un beau sarcophage signale la présence des familles Mathieu et Silhol.
Jeanne Palanque (1868-1961), directrice honoraire d’Ecole Normale mais surtout ancien maire d’Uzès. Elue en 1945, à 77 ans, elle demeura en fonction jusqu’en 1947 et fut une des premières femmes maires en France. En hommage à Pierre Palanque (1858-1933), on lit :
Ton corps est captif sous la terre
Où j’irai dormir près de toi
Mais je sens ton âme mon Pierre
Evadée de la lourde pierre
Toujours vivante auprès de moi

Typique de la région, l’édifice de la famille Peladan-Valentin : une chapelle ornée d’une petite ouverture et de nombreuses plaques à l’extérieur.

JPEG - 2.1 Mo


René Simon (1898-1971), comédien devenu professeur au Conservatoire national d’art dramatique, créateur du célèbre Cours Simon qui forma de nombreux grands noms du théâtre.

JPEG - 2.3 Mo


Plusieurs épitaphes mentionnent la destination des cendres de défunts crématisés : ici, le lac d’Allos (Alpes-de-Haute-Provence) pour un couple, là, pour un seul et même homme, Uzès (une partie dans sa tombe, le reste ailleurs), Nice et Saint-Martin-de-Valgalgues !
Une plaque célèbre quatre membres d’une même famille unis par la vocation d’enseigner : Instituteur, Prof. au lycée de Nîmes, Directrice d’école, professeur !
À mes listes de prénoms inusités, j’ai aussi ajouté Evodie et Udientine !
Enfin, comment ne pas remarquer cet enfeu (tombeau surélevé et pourvu d’une ouverture frontale permettant le dépôt du cercueil) sur la porte duquel est gravé le mot Entrée ?

JPEG - 2.3 Mo


Dans le même département, voir aussi :
Qui repose à Aigues-Mortes ?
Qui repose à Aigues-Vives
Qui repose à Castillon-du-Gard ?
Qui repose à Mialet ?
Nîmes, cathédrale Notre-Dame et Saint-Castor
Qui repose à Remoulins ?
Saint-Jean-du-Gard, cimetière catholique.