14 juin 2016 : Quoi de neuf ? Mouloudji.

Y’a plus d’chanson
Y a plus d’ chanteur
Y a plus d’ bonheur
Y a plus d’ boxon
Y a plus d’ boxeur

Tout fout l’ camp

Y a plus d’ français
Y a plus d’ rosière
Y a plus d’ fontaine
Y a plus d’ chalet
D’ nécessité

Tout fout l’ camp

Y a plus de vrais hommes
Y a plus de drapeau
Y a plus d’Afrique
Y a plus d’ colonies
Y a plus d’ bonniche
Plus d’ savoir-faire
Plus d’ tradition
Plus qu’ des affaires

À quoi bon
À quoi bon hurler
À quoi
Quoi bon gueuler

Le public qui m’accompagne au Père-Lachaise est naturellement de plus en plus jeune.
Or, s’il est bien un nom d’artiste populaire en train de glisser vers l’oubli, c’est, hélas, celui de Mouloudji (1922-1994), mort un 14 juin, il y a vingt-deux ans.

Je n’ai chaque fois devant sa tombe, où il repose avec son petit-fils, que quelques minutes pour rappeler, et donc souvent apprendre, les qualités de chanteur et de comédien de celui qui se disait Catholique par ma mère / Musulman par mon père / Un peu juif par mon fils / Bouddhiste par principe.

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En ce jour anniversaire et en ces temps de déploration, écoutons son Tout fout l’camp (il en écrivit les paroles) dont la conclusion prouve qu’il n’était dupe de rien...

À quoi bon
Puisque c’est fini
Ou c’est moi p’têt’ moi qui vieillis