7 octobre 2016 : Masseïda tirée de l’oubli.

Nouvelle preuve que le Père-Lachaise a encore beaucoup à nous apprendre !

Un de ses plus fervents arpenteurs, notre ami J. -P. (qui tient à demeurer discret), vient d’y débusquer la dernière demeure de... Masseïda !

Sous ce nom/prénom exotique se cache la dernière compagne, mais également la muse et exécutrice testamentaire du peintre, affichiste et sculpteur (suisse naturalisé français) Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923), inhumé aussi à Paris mais au cimetière Saint-Vincent.
Rappelons que l’artiste, qui ne renia jamais ses convictions libertaires, fut un des plus fameux représentants du Montmartre artistique de la grande époque, signant entre autres la célébrissime affiche dite du "Chat noir".
Devenu veuf en 1910, il se mit en ménage avec la belle Masseïda, originaire du Sénégal (certaines sources la prétendent soudanaise mais l’acte de décès confirme qu’elle était sénégalaise "âgée de trente-neuf oui quarante ans"), et que le destin avait mené vers Paris où elle était devenue danseuse de revue.
Le talent de Steinlen nous a rendus familières la silhouette ainsi que la sensualité hiératique de son modèle.



Masseïda mourut le 22 juin 1929 et fut crématisée. Ses cendres ont été déposées dans la 90è division où nous étions nombreux à la frôler sans savoir...

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Encore bravo et merci à J. - P. qui m’a donné l’autorisation de révéler sa trouvaille afin de vous la faire partager.

L’illustration du tableau représentant Masseïda provient du site steinlen.net ; celle du dessin, du site artvalue.fr.