16 septembre 2017 : Modeste contribution à l’affaire Callas.

Je n’apprendrai rien à l’immense majorité d’entre vous en écrivant qu’au sous-sol du columbarium du Père-Lachaise, une plaque-cénotaphe rend hommage à Maria Callas, décédée il y a quarante ans jour pour jour, le 16 septembre 1977.

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L’emplacement est vide car, selon la version officielle (tout mythe qui se respecte est nimbé d’une part de légende), les cendres de la cantatrice ont été répandues en mer Égée (les tribulations posthumes avaient commencé par le vol de l’urne retrouvée comme par miracle dans une allée du cimetière...).
Quant aux causes de la mort, on parla d’abord d’embolie pulmonaire avant que n’apparaissent des rumeurs d’assassinat (le nom d’une pianiste grecque, Vasso Devetzi, qui aurait agi par goût du lucre, excita un temps les échotiers).
Tout cela été dit, redit, recuit.

En revanche, les amateurs d’opéra seront eut-être heureux de découvrir une photo prise en un endroit fort difficile d’accès : la minuscule chapelle où Maria Callas épousa en avril 1949 l’industriel italien Giovanni Battista Meneghini (il était de vingt-huit ans son aîné), passionné de bel canto. Il s’agissait de la sacristie de l’église des Filippini de Vérone (ville de naissance du marié où ils s’étaient rencontrés), seul lieu que l’Église (avec une dispense du Vatican) avait mis à disposition de ce couple formé d’un catholique et d’une orthodoxe.

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J’y ai bénéficié d’un accueil privilégié. Que le prêtre qui m’en fit l’honneur et m’en dévoila les trésors (un superbe musée d’art religieux, hélas inaccessible d’ordinaire au public) sans mesurer son temps trouve ici, avec bien du retard, l’expression de ma reconnaissance.

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