Laon, cimetière Saint-Just.

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J’avais déjà signalé (dans mon Guide des tombes d’hommes célèbres, édition de 2008) combien cet endroit vénérable (ouvert en 1803) est fascinant...
Un cimetière pour dahus !

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Rien n’y est plat, la plupart des tombes ne sont pas à la même hauteur que leurs voisines et la grande majorité des croix et des sépulcres penchent avec insistance.

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J’ignore si des visites guidées y sont organisées mais si c’est le cas, je souhaite bien du plaisir à ceux qui les mènent.
Par endroits, les échappées sur la campagne transportent l’esprit fort loin m’évoquant même des cimetières visités dans les vallées des Pyrénées...

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Il ne faut pas venir ici traquer la célébrité nationale mais plutôt goûter une atmosphère sépulcrale (privilégier la brume de novembre ou ces jours de janvier quand le ciel est bien bas) et méditer sur le devenir de cette ville des morts vaincue par le chaos et l’oubli.

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On citera néanmoins les tombes de :

Louis-Antoine de BEFFROY de LAGRÈVE (1756-1831), chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, ancien capitaine d’infanterie, ancien commandant de la Garde nationale de Laon, ancien maire de ladite ville et ancien conseiller de préfecture du département de l’Aisne. Il n’administra la ville que fort brièvement, en 1815.

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Jacques-François DEVISME (1749-1830), député du tiers-état aux États généraux de 1789, secrétaire de l’Assemblée constituante en 1791, président du Corps législatif en 1801.


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Eugène Edmond DOLLÉ (1770-1847), maire de Laon de 1816 à 1821 puis de 1842 à 1847.

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Jacques-François GLATIGNY (1815-1888), maire de Laon de 1871 à 1887. Médaillon par Steuer.

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Lucien LIMASSET (1853-1919), inspecteur général des ponts et chaussées. Médaillon.

Albert MALLET (1885-1945), général.

Barnabé MARÉCHAL (1811-1849), sous un superbe monument signé Maghellen.

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Henry MINGASSON (1899-1978), général. Engagé dans la Résistance, il avait été chef des FFI-Dordogne puis l’un des libérateurs de La Rochelle.

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Un obélisque élevé à la mémoire des Gardes-mobiles évoque un des plus terribles événements de l’histoire de la ville : l’explosion de la citadelle le 9 septembre 1870. Ce jour-là, alors que l’armée prussienne entrait dans la ville et que le général Theremin allait signer sa capitulation, un magasinier français, par désespoir, préféra faire sauter le fort où il se trouvait (et où était stockées 26 tonnes de poudre !) que de se rendre. On dénombra près de 300 morts, pour la plupart français, et la ville faillit être rasée par l’ennemi en représailles.

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Ici, les épitaphes ne se lisent pas, elles se déchiffrent...

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Mon Dieu, ne jugez pas avec votre justice mais avec votre miséricorde divine.

Parmi les citations à l’ordre de l’armée, celle-ci :
Pierre Bertrand , ingénieur E. C. P. , lieutenant au 29è Régiment d’artillerie, chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre avec palmes, né à Laon le 20 juin 1890, tombé gloussement à Perthes-les-Hurlus le 12 octobre 1915.
A été grièvement blessé à Saint-Thomas en portant un ordre sous le feu.
A été tué le 12 octobre 1915 en procédant sous le feu le plus violent d’obusiers de 210 au sauvetage de 4 canonniers ensevelis sous un abri.

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Horaires (le changement est radical quand arrive le 1er octobre) :
Du 1er mars au 30 septembre : 8h - 20h.
Du 1er octobre au 28 février : 8h - 17h.

Adresse :
Sente Saint-Just.