Le granit rose de la Clarté, extrait des carrières environnantes, ici règne et s’impose. Pas d’exception ou si peu. Pour ce seul regard de monuments semblables, l’endroit, ô combien propre et ordonné, laisse un souvenir marquant. Au calvaire, le bloc brut de la famille Malacarne rompt l’alignement et ne passe pas inaperçu.

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Aucun fléchage ne signale la tombe du plus célèbre occupant du cimetière. Pour le rencontrer, il faut aller dans la seconde partie, celle du fond, et emprunter, après le mur, la première allée à gauche. Ici repose Thierry Le Luron (1952-1986).
L’imitateur, chanteur et animateur, dont c’était le véritable patronyme, mourut de maladie à seulement 34 ans après une carrière fulgurante débutée à dix-sept ans au Jeu de la chance, poursuivie au music-hall, à la radio et à la télévision. Immense vedette populaire, aussi mondain qu’insolent, demeurant plusieurs mois à l’affiche des plus grands théâtres parisiens, il contribua de façon décisive à la reconnaissance de l’imitation.
Il fut inhumé à Ploumanac’h, berceau de sa famille paternelle.

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Sa mère puis son père l’ont rejoint.

Mentionnons aussi la dalle de Jacques Cerruti (1925-2002), Commandeur de la légion d’honneur, pour avoir participé aux combats de la Libération de la France puis aux campagnes d’Allemagne et d’Indochine.
Autre militaire, le colonel Frédéric Bauer (1917-1988), dont l’épitaphe affirme : On n’éteint pas le soleil.

Sur la tombe récente d’une petite fille de dix ans et d’un petit garçon de sept, j’ai également relevé :
Deux petits innocents victimes de la lâcheté des hommes.
Ceux qui vous aiment sincèrement lutteront pour que de telles injustices ne se perpétuent
.

Une ultime épitaphe glanée le même jour :
Tu resteras comme une lumière qui nous tiendra chaud dans nos hivers, un petit feu de toi qui ne s’éteint pas.

On ne s’embarrasse pas ici d’horaires d’ouverture complexes selon le jour ou la saison : le cimetière est accessible toute l’année de 9h15 à 18h.