Envoûtante matinée au cimetière parisien de Belleville où la brume et le ciel gris faisaient songer à des chansons de Maxime Le Forestier

La brume a des remords de fleuve
Et d’étang.
Les oiseaux nagent dans du mauve.
Les mots de ma plume se sauvent
Me laissant
Avec des phrases qui ne parlent
Que de tourments.

ou de Guy Béart

Le ciel est de fer entre deux cheminées
Je l’aurais aimé violine

Or c’était précisément cela. Rien d’une hallucination ni d’un songe : un cimetière mauve où le nuancier s’égarait jusqu’au rose et au violet !

Dès lors, c’est le poème de Maurice Rollinat (inspiré par le champêtre cimetière de Gargilesse, dans l’Indre) qui m’accompagna

Le cimetière aux violettes
Embaume tous les alentours.
Les lézards y font mille tours
Au parfum de ses cassolettes.

Parisiens de résidence ou de passage qui vous aventurerez sur les hauteurs de Belleville durant la Pentecôte, entrez (tôt de préférence) et admirez.

Ainsi, les arbres,

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les croix,

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les fleurs, réelles ou factices,

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les plaques,

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les jardinières

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et même les veilleuses.

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Comment dès lors s’étonner de rencontrer cette inscription pour clore la promenade ?

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