Le « roi » Pelé a aujourd’hui 75 ans.
Occasion d’évoquer un de ses plus turbulents, et je me veux ici euphémistique, partenaires, l’Italien Giorgio Chinaglia (1947-2012).
Ce dernier traînait déjà une sale réputation (rixes, caractère épouvantable, mauvaises fréquentations, entre autres les néo-fascistes) lorsqu’il rejoignit en 1976 l’équipe du Cosmos de New York où le plus célèbre joueur de football du monde tentait depuis quelques mois de convertir les États-Unis au soccer.
Les voici tous deux (photo : goal.com) portant leurs fameux numéros respectifs, 10 pour Pelé, 9 pour Chinaglia.

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Avant-centre prolifique (meilleur buteur du championnat italien) mais à jamais grande gueule, Chinaglia osa demander à Pelé de s’exiler sur l’aile afin de lui laisser le centre de l’attaque !
On comprendra pourquoi, surtout lorsqu’on sait la si haute opinion qu’a encore aujourd’hui Pelé de lui-même, les rapports entre les deux furent ensuite distants…

Retraité, Chinaglia devint dirigeant sans pour autant se tempérer (il agressa un arbitre, Gino Menicucci, qui vient d’ailleurs de mourir avant-hier, à coup de parapluie) puis se mit en tête d’acheter tout bonnement son club de coeur, la Lazio de Rome. Ambition avortée (rôdaient les ombres de la mafia) suivie d’un exil en Floride où une crise cardiaque l’emporta un… 1er avril.

Sa dépouille fut rapatriée à Rome où les tifosi de la Lazio vénèrent encore sa mémoire.
Dans l’immensité du cimetière Flaminio, la chapelle familiale ne passe pas inaperçue. À l’intérieur, visible sur la photo, le fameux maillot bleu ciel de l’équipe romaine.

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