Le 4 août 1919 naissait, sous le nom d’Édouard Michel, Michel Déon.

Devenu l’écrivain que l’on sait, membre des « Hussards » ainsi baptisés par Bernard Frank (qui repose au cimetière parisien de Bagneux), voyageant autour du monde avec une prédilection pour la Grèce (dont il s’éloigna afin de conserver intacts ses souvenirs heureux d’avant l’invasion des touristes et du béton) et l’Irlande où il mourut à l’âge de 97 ans en décembre 2016, il fut au coeur d’une inutile polémique posthume.

 

 

Sa famille ayant désiré inhumer ses cendres au cimetière Montparnasse, la maire de Paris, Anne Hidalgo, avait d’abord opposé un refus fondé sur l’article L.2 223-3 du Code général des collectivités territoriales avant de céder quelques jours plus tard suite à la publication par le « Figaro » d’une tribune signée par une centaine d’écrivains et de personnalités du monde littéraire, de Michel Houellebecq à Amélie Nothomb en passant par Philippe Sollers, Érik Orsenna et Bernard Pivot.

Située dans la 8è division, sa dalle blanche, sous laquelle l’a rejoint son épouse Chantal (1932-2018), ne fut d’abord connue que de quelques initiés, demeurant vierge de toute inscription.

Elle s’orne désormais de leurs identités et de son portrait.