Loin des zones de combat, un étonnant petit enclos militaire étranger avec la Méditerranée pour horizon.

Dans le superbe cadre de la pointe de l’Hospice, contigu au cimetière communal de Saint-Jean-Cap-Ferrat (dont il sera question dans un prochain article), dorment ici 90 soldats belges. Durant la Première Guerre mondiale, le roi des Belges Albert 1er avait mis à la disposition de l’armée la villa « Les Cèdres » où son oncle, le roi Léopold II, avait abrité ses amours avec Blanche Delacroix, de cinquante ans sa cadette, qui fut titrée baronne de Vaughan (et repose au Père-Lachaise). On y soignait les blessés atteints de pathologies pulmonaires.

La plaque apposée à l’entrée du cimetière précise :
Victimes dès 1915 du gaz ypérite sur le front de l’Yser, de nombreux militaires belges ont été soignés ici dans des hôpitaux français ainsi que les propriétés royales belges.
90 d’entre eux reposent en ce lieu, offert par la municipalité de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Qu’elle en soit remerciée.
Don du comte Lippens, consul général de Belgique, 2010.

L’endroit se présente sous la forme d’une longue terrasse dont les tombes occupent trois des quatre côtés.

 

 

 

On trouvera sur ce site très bien documenté les noms de 88 de ces combattants.

Il est demandé au visiteur quittant les lieux de bien refermer le portail. Encore faudrait-il pouvoir l’ouvrir…

Raison pour laquelle les photos ont été prises à travers la grille ou par-dessus le mur.